dimanche 13 mars 2011

Les vertus du verbe vouloir...

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... Comme la plupart des Vénusiennes, elle commençait ses requêtes par "pourriez-vous" au lieu de "voudriez-vous". Or les hommes prennent ce genre de questions au pied de la lettre et ont tendance à rétorquer sans réfléchir :"Bien sûr que j'en suis capable." Demander à quelqu'un s'il "pourrait" faire ceci ou cela revient à l'interroger sur ses compétences...
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Le problème quand on emploie le verbe pouvoir est que les hommes ne s'attardent guère sur le sens réel que lui donnent les femmes avant de répondre. Mais en lui demandant "voudrais-tu..." vous l'obligez à réfléchir. Il se dira : "Voyons est-ce que j'ai envie de faire ça? Pourquoi devrais-je le faire?" Que se passera-t-il si je refuse? Comment vais-je m'y prendre et en serais-je capable?"
Quand il entend "voudrais-tu" un homme ne répond pas par l'affirmative dans la seconde qui suit. Il prend d'abord le temps de la réflexion mais, parce qu'il en envisage les tenants et les aboutissants, il n'oublie pas cette requête et se sent davantage tenu de rendre service à sa collègue.
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Extrait de "Mars et Vénus au travail. " Chez J'ai lu. Bien être . De John Gray.




dimanche 6 février 2011

Réunir le corps et l'esprit...

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La plupart du temps, nous ne sommes pas vraiment là où notre corps se trouve. Pris dans le mouvement et dans la ronde de nos pensées, nous traversons souvent les émotions et les situations en n'étant qu'à moitié présents, attentifs et conscients. Coupés de nos sensations, distraits par notre environnement, nous avons du mal à habiter notre corps, et donc à vivre pleinement l'instant. Si nous accordions davantage d'attention à nos sens, nous pourrions nous ancrer plus souvent et plus durablement dans le moment présent. Dans cet "ici et maintenant" qui est le seul havre de paix à la portée de tous.
Marcher, goûter, toucher, écouter, sentir, regarder... effectués en conscience, en toute vigilance, ces actes de la vie quotidienne rendent notre relation au temps et à notre environnement plus vraie et plus sereine.
En faisant taire l'esprit et en nous laissant guider par nos sens, nous cessons aussitôt de ruminer ou de nous projeter dans l'avenir, pour goûter pleinement l'intense saveur du présent...

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Extrait de "Le petit guide de la méditation. " Inedit . Psychologies. Flavia Mazeilin Salvi.

mardi 21 décembre 2010

La véritable gestion des émotions...

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Nos ressentis ont une fonction bien précise: nous informer du degré de satisfaction de nos besoins et mobiliser l'énergie nécessaire pour y pourvoir. En clair, une émotion désagréable (peur, colère, tristesse, etc.) nous informe d'un besoin, par exemple de sécurité, de justice ou de reconnaissance, n'est momentanément pas satisfait; une émotion agréable nous signale au contraire qu'un besoin est comblé. Empêcher la manifestation des émotions, ce serait donc se couper de cette précieuse source d'information. En ce sens, les tenants de la maîtrise émotionnelle ne font souvent qu'intérioriser, inhiber, si ce n'est carrément refouler, leurs ressentis, occasionnant à la longue maladie et troubles divers.
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La véritable gestion des émotions s'apparente à un patient travail d'apprivoisement. Il s'agit premièrement d'apprendre à accueillir et à tolérer les répercutions pĥysiques (emballement du rythme cardiaque, rougeurs, transpirations, etc.) ainsi que les effets psychiques (modifications du raisonnement, tendance à l'impulsivité, etc.) des émotions. Cela revient à autoriser les émotions à se manifester et à exister, à accepter qu'elles nous habitent et nous bouleversent. La deuxième phase consiste à les exprimer, c'est à dire à leur permettre de sortir de nous mêmes (émotion vient du latin ex movere , se mouvoir hors de). Cependant, l'inclination à exprimer les émotions ne cautionne en aucun cas une décharge de la tension affective sur d'autres personnes. Tout l'art consiste à exprimer notre ressenti sans pour autant attaquer ou agresser nos interlocuteurs, à le verbaliser dans un langage respectueux. Les messages-je servent principalement cet objectif. Enfin la troisième étape de l'apprivoisement des émotions consiste en une modification du discours intérieur, une relativisation des pensées qui en sont à la source, surtout pour les émotions que nous jugeons disproportionnées et répétitives.

La véritable gestion des émotions s'apparente à un patient travail d'apprivoisement.

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Extrait de "Responsable, oui! Coupable, non! Pour une juste prise de responsabilités. " Jouvence Editions. De Yves-Alexandre Thalmann




mardi 14 décembre 2010

Souriez pour vous libérer...

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Souriez pour vous libérer de la douleur et de la maladie.
Si vous éprouvez une douleur ou un malaise dans une partie du corps, ou un dysfonctionnement dans un organe, envoyez-leur continuellement le sourire; prenez le temps qu'il faut, parlez-leur, soyez à l'écoute de leurs messages, jusqu'à ce que vous les sentiez devenir plus doux ou plus ouverts, ou jusqu'à ce que vous visualisiez leur couleur passant du foncé au clair.
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Extrait de "Transformez votre stress en vitalité. La voie du Tao" Poches Jouvence. . De Mantak Chia




dimanche 28 novembre 2010

Renoncer...

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Renoncer consiste essentiellement à simplifier son esprit, ses paroles et ses actes, en s'affranchissant de ce qui fait obstacle à la libération intérieure. Si la contrainte rend morose, le renoncement, à l'inverse, engendre une indéniable joie.
Renoncer ne veut donc pas dire se priver de ce qui est véritablement bon et utile dans l'existence, mais se débarasser des fardeaux superflus.
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Extrait de "Chemins spirituels. Petite anthologie des plus beaux textes tibétains." NIL. . De Matthieu Ricard




mardi 2 novembre 2010

Lorsque la vie est revenue...

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Au moment ou le trauma réel nous a frappé, il était impossible de penser, mais lorsque la vie est revenue la souffrance a cotoyé la passion! La contemplation du passé est tellement captivante qu'elle finit par provoquer le plaisir de comprendre. La rage engourdit la souffrance et le besoin de l'embellir (vous avez bien lu) permet de partager la métamorphose réussie.

Cette réaction de défense explique l'esthétisation de la souffrance qui remplit nos musées et nos oeuvres d'art. Sans souffrance transformée en beauté, il n'y aurait pas de passion du Christ, pas de Radeau de la Méduse, pas de film, pas de romans, pas d'essais philosophiques. Il y aurait la souffrance et c'est tout...
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Extrait de "Autobiographie d'un épouvantail." Odile Jacob. . De Boris Cyrulnik




mercredi 27 octobre 2010

Temps de la régression...

"... il est possible de régresser à sa guise et pour son bien. Depuis quand n'avez-vous pas fait le pitre, chanté à tue-tête - sans composante éthylique - ni fait la bête? Nous avons tous une part enfantine et animale en nous qui, après l'enfance, perd l'habitude de s'exprimer. Ne cherchons-nous pas à être pris au sérieux? Est-ce pour cela que nous évitons de montrer que nous pouvons aussi ne pas l'être?
Jouer avec des petits enfants ou des animaux reste la meilleure occasion de régresser gaiement. Et ce n'est pas juste pour faire plaisir à nos partenaires du moment. Le besoin de jouer, chez les adultes, est en train d'être redécouvert par les psychologues les plus crédibles. Prenons sans remord le temps de le faire." ..."

Extrait de "Le nouvel art du temps" contre le stress.
de Jean Louis Servan-Schreiber.