"... il est possible de régresser à sa guise et pour son bien. Depuis quand n'avez-vous pas fait le pitre, chanté à tue-tête - sans composante éthylique - ni fait la bête? Nous avons tous une part enfantine et animale en nous qui, après l'enfance, perd l'habitude de s'exprimer. Ne cherchons-nous pas à être pris au sérieux? Est-ce pour cela que nous évitons de montrer que nous pouvons aussi ne pas l'être? Jouer avec des petits enfants ou des animaux reste la meilleure occasion de régresser gaiement. Et ce n'est pas juste pour faire plaisir à nos partenaires du moment. Le besoin de jouer, chez les adultes, est en train d'être redécouvert par les psychologues les plus crédibles. Prenons sans remord le temps de le faire." ..."
Extrait de "Le nouvel art du temps" contre le stress. de Jean Louis Servan-Schreiber.
"...
[...]
Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient dix mille chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n'y avait rien auparavant.
[...]
..."
Extrait de "L'homme qui plantait des arbres." Folio Cadet. . De Jean Giono
"...au centre du cerveau se trouve le cerveau émotionnel, un cerveau archaïque que l'on partage avec les mammifères et certains reptiles... ... le royaume des émotions et de l'inconscient...
...l'amygdale est le centre de la peur... interprète qu'un danger extérieur nous menace...
...elle réagit... objectif : préparer le corps au combat ou à la fuite...
...réfléchir retarderait les réflexes de survie, dons en cas de stress, le cortex préfrontal est débranché par l'amygdale et s'éteint...
...chez les personnes dépressives l'amygdale est persuadée que le danger est permanent...
...l'amygdale est anormalement active...
...le raisonnement est faussé par la dépression : au lieu de voir le verre à moitié plein, je le voyais toujours à moitié vide alors que ma nature c'est plutôt de le voir à moitié plein...
...le jugement est altéré... c'est très difficile de se recentrer sur une voie vers le bien-être, il n'y a rien à faire, on a besoin d'aide...
... certains psychiatres proposent donc des solutions différentes pour aider les personnes dépressives ...
... une des plus simples c'est l'exercice physique ...
une étude ... a montré que trente minutes d'exercice physique trois fois par semaine ... avaient un effet exactement identique à celui d'un antidépresseur : au bout de quatre mois le même nombre de patients avait récupéré ...
simplement ... un an plus tard ... ceux qui s'étaient soigné ... avec le sport : seulement 8% avaient rechuté, c'est à dire 4 fois moins."
Extrait de la vidéo ci-dessous ( plus bas, au-dessous de la fractale Xaos ), mise en ligne par PhilippePsy sur Youtube.
"Avez-vous idée de ce qu'est l'initiative? Vous prenez l'initiative lorsque vous mettez en route, que vous démarrez quelque chose sans qu'on vous y incite; le geste n'est pas forcément très grand ni très spectaculaire - cela peut venir par la suite - mais l'étincelle d'initiative est là quand vous plantez un arbre par vos propres moyens, quand vous êtes spontanément bon, que vous souriez à un homme qui porte une lourde charge, quand vous ôtez une pierre d'un sentier, ou que vous flattez un animal en chemin. C'est le modeste début de la formidable initiative que vous devez prendre si vous voulez connaître cette chose extraordinaire qu'on appelle la créativité. La créativité prend sa source dans l'initiative, qui ne nait qu'en présence d'un mécontentement profond... ... Il faut donc éprouver ce mécontentement total, mais dans la joie- comprenez-vous? Il faut être complètement mécontent, sans se plaindre, mais avec joie, avec gaité, avec amour..."
"La volonté, dont la faiblesse ou le manque sert en Occident de dogme explicatif à tous les mots et errements, érigée et proposée en conséquent comme réponse et remède à toutes les épreuves de l'existence, constitue en vérité plutôt un obstacle à la compréhension de soi et à l'épanouissement de son intériorité. Elle fait avorter la rencontre avec l'enfant. Si le sujet va mal, c'est précisément parce qu'il a trop sollicité et trop actionné le frein et la volonté, du coup usée jusqu'à la corde, devenue inopérante et improductive. Cela signifie qu'il a, durant des années, livré un combat aveugle et sans merci contre lui-même, qu'il a refusé de s'écouter, qu'il s'est négligé et rigidifié, qu'il a fui et refoulé les émotions qui l'interpelaient... ... Ce n'est pas le sujet qui guérit sa dépression, mais c'est celle-ci elle-même, qui exhorte l'individu à s'occuper de lui même en retrouvant son enfant intérieur égaré..."
Extrait de "Guérir son enfant intérieur." de Moussa Nabati.
On lit quelquefois, dans les livres de management, que mieux vaut une mauvaise décision que pas de décision du tout. Une affirmation moins idiote qu'elle peut en avoir l'air, car le temps de notre vie est un tapis roulant qui avance, que nous agissions ou non. Il peut être préférable de corriger après coup que de figer dans l'indécision. Choisir, un peu chaque jour, c'est aussi se simplifier la vie. [...] ..."
Extrait de "Vivre content. " Le Livre de Poche. Juin 2006 . De Jean-Louis Servan-Schreiber.
"La culpabilité est un ressenti qui se manifeste autant sous la forme d'une émotion que d'un sentiment.
Dans le premier cas, elle s'accompagne de bouleversements physiologiques tels qu'une augmentation des rythmes cardiaques et respiratoires, ainsi qu'une élévation de la température corporelle, mais elle ne dure alors pas plus de quelques minutes.
Sous la forme sentimentale, ces bouleversements sont nettement moins intenses, voire inexistants, car la culpabilité devient en grande partie mentale : c'est l'esprit qui se trouve principalement affecté, et ceci sur une longue durée, pouvant même s'étendre sur toute une vie.
Dans la réalité, il est toutefois difficile de démarquer avec précision la culpabilité émotionnelle de la culpabilité sentimentale, puisque ce ressenti a tendance à se renouveler et à se répéter fréquemment... ... ....Il arrive aussi qu'on ressente de la culpabilité sans qu'aucune faute n'ait été commise, sans qu'aucun préjudice n'ait été causé. C'est alors une culpabilité morbide parce que le mécanisme naturel est perverti. Cette culpabilité fait feu de tout bois. Tous les prétextes sont alors bons pour se sentir coupable : ne pas être parfait, ne pas empêcher les malheurs des autres ou simplement être heureux alors que d'autres souffrent. La faute est ici purement subjective. Cette culpabilité injustifiée, qui peut être le fruit d'une certaine éducation, est très pénible à vivre. Elle peut finir par miner sérieusement le bien-être des personnes atteintes.
Autant la culpabilité justifiée par un préjudice effectivement causé est saine et utile, autant la culpabilité gratuite est pathologique et inutile. C'est par conséquent de cette dernière que l'on va chercher à se débarrasser..."
Extrait de "Au diable la culpabilité! Cessez de vous culpabiliser et retrouvez votre liberté intérieure." de Yves Alexandre Thalmann.