samedi 26 juin 2010

Pardon...

"...
[...]
...Le pardon, dans ses effets immédiat, est assimilable à un baume adoucissant déposé en compresse sur l'irritation ou l'inflammation d'une blessure.
Quand nous avons pardonné, nous éprouvons le sentiment d'un mieux-être, d'un soulagement. Nous sentons moins de ressentiment en nous, nous constatons un apaisement, moins de ruminations. La relation avec celui qui nous avait blessé semble plus apaisée, moins tendue, plus ouverte, mais la violence reçue est toujours là. Une violence peut sembler s'évaporer dans un pardon, la blessure paraît endormie, mais elle reste néanmoins telle quelle, tapie au plus profond de nous, et elle n'est pas cicatrisée pour autant. Elle se réactivera d'ailleurs au moindre incident.
Ce qu'il faudrait apprendre à pardonner, c'est nous-même, pour toute l'autoviolence entretenue par nos conduites, parfois pendant des décennies. Il serait possible de s'entendre dire ou d'énoncer :

Je pardonne au petit garçon que j'étais que d'avoir nourri et entretenu pendant vingt ans la haine que j'avais contre ce père qui buvait.

Je me pardonne d'avoir empoisonné tant de journées et des soirées à remâcher sans cesse l'humiliation d'avoir été violenté quand j'avais quinze ans...

..."

Extrait de "Le courage d'être soi. " Chez Les Editions du Relié.1999. De Jacques Salomé.

lundi 14 juin 2010

Certitudes et croyances...

"-Je ne sais pas à la place de l'autre, pour l'autre.
-Je ne peux pas changer autrui mais je peux changer mon regard, mon écoute et donc, par là, changer ma relation à lui.
-Je ne peux changer mon passé mais je peux changer ma relation à ce passé.
-Le sens, la valeur et le bien fondé d'une demande ne sont pas dans la réponse obtenue.
-Toute demande a besoin d'être entendue, ce qui ne veut pas dire satisfaite...."

Extrait de "Heureux qui communique" de Jacques Salomé.




samedi 5 juin 2010

L'attitude positive...

"...
[...]
...Concernant l'attitude positive(d'après Norman Vincent Peale)

-Soyez dynamique, enthousiaste;
-Jetez un regard neuf sur le mot impossible;
-Dites-vous que rien ne peut vous abattre;
-Vous pouvez venir à bout de tout : oui, vous le pouvez vraiment;
-Rejetez les pensées attristantes, désuètes, épuisantes et passez à l'action;
-Vous pouvez faire des miracles : il suffit d'essayer!
[...]
..."

Extrait de "La pensée positive. " Collection Essentialis Chez Edition Morisset. Février 19949. De Alain Heril.

samedi 22 mai 2010

Apprenez à dire non...

"...
[...]
-Peux-tu m'aider à déménager dimanche? Peux-tu me garder la petite mardi soir? Peux-tu relire mon manuscrit? Peux-tu faire l'ourlet de mes rideaux, ma machine à coudre est en panne? J'ai un mal fou à trouver une location pour cet été, peux-tu faire une recherche (une soirée !) sur Internet pour moi? Peux-tu faire l'entrée pour samedi soir, on est dix et je suis débordée?

Vous aimez rendre service et c'est tout à votre honneur. Mais apprenez à dire non au moins une fois sur dix! On ne vous en voudra pas éternellement et vous verrez, vous respirerez mieux dans votre semaine. Paradoxalement, cela vous aidera, progressivement, à être dans le "oui" !
....."

Extrait de "10 minutes pour bien dormir. Plus de 300 conseils pour des nuits sereines et paisibles. " Chez France Loisirs.20078. De Anne Tardy.

samedi 15 mai 2010

La haine et la colère...

"...
[...]"La haine est une auto-punition." Hosea Ballou
"Etre en colère, c'est venger les fautes des autres sur soi-même." Alexander Pope

Ces deux citations expriment à quel point les ressentiments, comme la haine et la colère, peuvent être nocifs pour vous-même. En croyant vous libérer du poids de votre émotion, vous vous infligez au contraire une souffrance plus grande car ces ressentiments se retournent toujours contre vous.
Evitez-donc au maximum toute parole négative et, inversement, désamorcez le conflit lorsque vous y êtes confronté et gardez confiance en vous. Lorsqu'une personne exprime à votre égard des sentiments colériques, n'en faites pas une affaire personnelle : sa colère lui appartient, c'est son choix de communication : elle ne vous appartient pas, ce n'est pas le votre.
[...]"

Extrait de "Pensées du soir. 125 citations à méditer. " Chez France Loisirs. 2008. De Guylaine Moi, Marie Dardé et Catherine Duras de France Loisirs.



samedi 8 mai 2010

Le jeu à quatre mains...

"...
[...]Chacun à notre tour, nous allons mettre un coup de pinceau, disait-il. [...]
Un coup de pinceau qui n'est pas empreint de vie, et ta composition meurt.[...]
Si j'arrivais à une séance nerveuse, soucieuse, agacée par les soucis quotidiens, mon trait était tremblant, flou, balbutiant, mal maitrisé, inintelligible. A la fin du cours, il écrivait sur une feuille "oisiveté". "Il faut qu'à la prochaine séance tu travailles cette idée-là." Rentrée chez moi je travaillais l'idée d'oisiveté et de détachement pour faire naître la puissance d'expression naturelle....
..."

Extrait de "Passagère du silence." Chez Livre de Poche. 2005. De Fabienne Verdier.




jeudi 6 mai 2010

Il y a une route.....

" La route est longue mais il y a une route...
Le changement relève ... d'efforts réguliers. Ce qui ne veut pas forcément dire dans très longtemps. Aller mieux peut commencer aujourd'hui. On peut - et on doit, même - ressentir très tôt les bénéfices de ses efforts. En revanche, ils ne sont pas encore résistants et automatisés; seule la pratique régulière va transformer ces efforts délibérés en automatismes moins couteux en énergie psychique. Une source de démotivation classique dans nos efforts sur le long cours, ce sont ces moments où l'on se voit reculer et revenir à nos vieux démons. "Chassez le naturel, il revient au galop." Je déteste cette formule, pleine de malveillance envers qui fait des efforts de changement. Ne la laissez pas vous impressionner. Les retours en arrière sont normaux dans tous les apprentissages. Même des efforts de changement bien conduits, avec sincérité et volonté, avec la bonne méthode, dans la bonne direction, n'empêcheront pas le retour de vieux démons, sous l'effet de la fatigue, de la répétition des problèmes, de la confrontation à une situation qui nous laisse particulièrement démunis, ou tout simplement d'une certaine négligence. C'est normal : ces reviviscences ne signifient pas que nos efforts ont été vains ou que le changement est impossible. Cela signifie juste que la vie est dure, et que lorsqu'on est fragile, il faut prendre soin de soi..."

Extrait de "Imparfaits, libres et heureux " Pratique de l'estime de soi.
de Christophe André.